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lundi 10 janvier 2011

La Fessée

Chanté le : 10 janvier
Auteur de la chanson originale: Brassens
Titre original: Le Pornographe
Goguettier: Oscar
Texte de la goguette: La Fessée

Depuis la Haute antiquité
On punissait l’iniquité
Usant de justes châtiments
Et rondement
(mais)
Aujourd’hui c’est révolu
Si j’en crois le petit Lulu
Les punitions me dit mon neveu
Personne n’en veut

Comment se fait-ce ?
Les jeunes fesses
Crient : « Assez ! Assez !
De la fessée ! »

Quant à la morale familiale
Elle imposait l’amour filial
Si l’enfant désobéissait
On le fessait
(mais)
A notre époque c’est très courant
D’intimider les bons parents
On voudrait les faire renoncer
A la fessée

Comment se fait-ce ?
Les jeunes fesses
Crient : « Assez ! Assez !
De la fessée ! »

Dans les bourgs les plus reculés
On sait bien ce truc éculé
Pour faire obéir les gamins
Un coup de main
(mais)
C’est devenu presque banal
On en parle dans le journal
Les gamins au noms de leurs droits
Ne filent plus droit

Comment se fait-ce ?
Les jeunes fesses
Crient : « Assez ! Assez !
De la fessée ! »

Ce n’est un secret pour personne
Lorsqu’une bonne fessée sonne
Elle a sur tous les caractères
Un effet salutaire
(mais)
Las au nom de je ne sais quelles
Prétendues fâcheuses séquelles
On voudrait faire lâcher du lest
A nos mains lestes

Comment se fait-ce ?
Les jeunes fesses
Crient : « Assez ! Assez !
De la fessée ! »

L’enfant sage la plébiscite
Sachant bien que ce biais l’incite
A devenir plus sage encore
En son âme et son corps
(mais)
Invoquant qu’elle est plus humaine
La clémence à la p’tite semaine
On veut épargner les fessiers
Des suppliciés

Comment se fait-ce ?
Les jeunes fesses
Crient : « Assez ! Assez !
De la fessée ! »

De nos jours les éducateurs
Se coltinent des simulateurs
Qui font mine de se révolter
Une fois déculottés
(mais)
C’est connu chez les polissons
Pour qu’ils sachent bien leurs leçons
Rien ne les fait mieux bosser
Qu’une fessée

Comment se fait-ce ?
Les jeunes fesses
Crient : « Assez ! Assez !
De la fessée ! »

S’il advient que le marmot pleure
Ses fesses prennent belle couleur
Et s’il était pâle pardi
Plus d’ maladie !
(mais)
On parle d’enfants délicats
Or je ne connais pas le cas
Où les coups n’aient revigoré
Les timorées

Comment se fait-ce ?
Les jeunes fesses
Crient : « Assez ! Assez !
De la fessée ! »

A présent que la messe est dite
Que la fessée est interdite
A l’école on ne fesse plus
N’en parlons plus
(mais)
Les enfants jouent aux effrontés
Ils n’ont plus peur de l’autorité
Et s’amusent à montrer rieurs
Leur postérieur

Comment se fait-ce ?
Les jeunes fesses
Crient : « Assez ! Assez !
De la fessée ! »

C’est révolu les chenapans
Ne recevront plus culcul panpan
C’en est fini elle a vécu
L’ère du panpan culcul
(mais)
Pardonne à un vieux nostalgique
Qui craint que sans cure énergique
Ne revienne nous hanter la question
Des tentations

Comment se fait-ce ?
Les jeunes fesses
Crient : « Assez ! Assez !
De la fessée ! »

Puisque dans la sphère publique
C’en est fini des vertus bibliques
Qui consacraient les innocents
En les fessant
(Ah !)
Par pitié rouvrons les claques
Où l’on s’enverra de bonnes claques
Ça sauvera au moins vois-tu
Les p’tites vertus

Comment se fait-ce ?
Mes vieilles fesses
Crient à cri à corps
« Encore ! Encore! »

L'internationale (version Manuel Valls)

Chanté le : 10 janvier
Auteur de la chanson originale: Eugène Pottier
Titre original: L'internationale
Goguettier: Stan
Texte de la goguette:

Couchés salariés, fonctionnaires,
Couchés chômeurs et crève la faim
De vous, on n’en a rien à faire
Maint’nant, on préfère les méd’cins.
Du passé, on a fait table rase
L’heure est à la modernité
Finis nos préceptes de bases
Et aux chiottes les jours RTT.

C’est la fin du social
Prosternons-nous devant
Le grand Capital
Le travail des enfants.

Il est un grand sauveur sur terre
Mi-Dieu, mi-emp’reur, mais humain
Ce type, ben, c’est Antoine Seillière
Comme L’Oréal, il le vaut bien.
Abolissons les privilèges
Congés payés et pause-repas
Oui, il est grand temps qu’on allège
Les contraintes du patronat.

C’est la fin du social
Prosternons-nous devant
Le grand Capital
Le travail des enfants.

C’est moche les gens en bleu d’ travail
Franch’ment, les pauvres n’ont aucun goût
Surtout les syndiqués Sud-Rail
Qui en plus ont des poils partout.
Préférons la beauté naturelle
Des dirigeants du CAC 40
Qui eux se parfument au Chanel
Et dont les femmes sont élégantes.

C’est la fin du social
Prosternons-nous devant
Le grand Capital
Le travail des enfants.

Ouvriers, paysans, vous n’êtes
Qu’un ramassis de gros glandeurs
Obéissez donc à vos maîtres
Et respectez vos supérieurs.
Allez donc, ne soyez pas mesquins
Avec vos avantages acquis
Et si votr’ patron est taquin
Sachez que vous n’êtes rien sans lui.

C’est la fin du social
Prosternons-nous devant
Le grand Capital
Le travail des enfants.

jeudi 6 janvier 2011

la bas sous le soleil

Chanté le :texte
Auteur de la chanson originale:
Titre original:
Goguettier:Roland
Texte de la goguette:
Soleil,astre de vie qui parfois la tue
en user modérément,est la bonne conduite
le comparer a l'alcool,serait une bévue
car sans effets l'un cuit et avec,l'autre te cuite.
souvent soleil rime avec farniente et mer bleue
vacances et loisirs,pour nous les occidentaux
quand il cogne sans cesse la ou rarement il pleut
pour les autochtones,il devient un vrai fléau.
certains en profitent a coup de publicité
tout est bon pour attirer le touriste solvable
"soleil radieux,beaux paysages,visites guidées
parmi des gens simples"on ne dit pas miserables.
le soleil n'est en rien fautif dans ces dérives
on exploite juste ses bienfaits depuis fort longtemps
les riches vont donc aux Bahamas et aux Maldives
les moins friqués,se contenteront de Perpignan.
les plus pauvres l'ont souvent sur place en permanence
quelqu'un dit"la misere est moins triste au soleil"
crever sous ses rayons,doit donc etre une chance
ça n'engage que l'auteur,qui lui est plein d'oseille.
sous le soleil brulant,des jeunes vies s'éteignent
sous un soleil bienfaiteur,d'autres vits se tendent
la c'est en Afrique que la mort s'etend et regne
ici c'est aux Seychelles que les amours se vendent.
dans l'une la faim et la corruption sement la mort
sur l'autre la fete,le luxe,le stupre en sont les fruits
le soleil réchauffe autant ceux pour qui les sorts
sont si opposés qu'on a le jour et la nuit.
on l'aime malgré tout,il sera le bienvenu
des son retour au printemps,quand l'hiver se meurt
la terrasse du limo sera mise a la rue
et il y aura une scene mais juste a l'intérieur.

lundi 13 décembre 2010

La Complainte du ventre délicat

Chanté le : 13 décembre 2010
Auteur de la chanson originale: Brassens
Titre original: La Complainte des filles de joie
Goguettier: Oscar
Texte de la goguette:

Bien que manger soit naturel (bis)
Mon ventre me cherche querelle (bis)
Voulant choisir sa nourriture
J’vous jure (bis)
Voulant choisir sa nourriture

Le matin au p’tit déjeuner (bis)
C’est à peine si j’ose gêné (bis)
Tartiner de la confiture
J’vous jure (bis)
Tartiner de la confiture

Pour les fêtes de fin d’année (bis)
En m’imaginant boudiné (bis)
J’ai l’estomac dans les chaussures
J’vous jure (bis)
J’ai l’estomac dans les chaussures

Si je me réfère au lexique (bis)
Je suis peut-être anorexique (bis)
Ou bien une petite nature
J’vous jure (bis)
Ou bien une petite nature

Dans le passé je travaillais (bis)
A la cantine je graillais (bis)
Moins du caviar que des œufs durs
J’vous jure (bis)
Moins du caviar que des œufs durs

Au bureau pour être à pied d’œuvre (bis)
J’en ai avalé des couleuvres (bis)
Et puis mangé bien des injures
J’vous jure (bis)
Et puis mangé bien des injures

J’ai eu beau me fondre dans la masse (bis)
Laper ma soupe à la grimace (bis)
Mon ventre à crié à l’imposture
J’vous jure (bis)
Mon ventre a crié à l’imposture

J’me suis retrouvé aux Assedic (bis)
A savourer le ton sadique (bis)
Des amateurs de procédure
J’vous jure
Des amateurs de procédure

Se faire bouffer ou bouffer l’autre (bis)
Ça serait là parole d’apôtres (bis)
L’évangile de la conjoncture
J’vous jure (bis)
L’évangile de la conjoncture

Mon ventre a dit je n’ai plus faim (bis)
Je n’ digère pas les aigrefins (bis)
Je ne suis pas un vide-ordures
J’vous jure (bis)
Je ne suis pas un vide-ordures

Bien que manger soit naturel (bis)
Mon ventre me cherche querelle (bis)
Voulant choisir sa nourriture
J’vous jure (bis)
Voulant choisir sa nourriture

lundi 6 décembre 2010

Mais quelles sont ces formes noires...

Chanté le : 06 décembre
Auteur de la chanson originale:
Titre original: loc
Goguettier: Dobrowolski Thomas
Texte de la goguette:

Mais quelles sont ces formes noires campées face à la mer,
Ces ombres dextres telles de longs pieux rompus dans l’arène.
Bravant l’haleine blanche du glacial vent de misaine,
Ce sont des hommes déchus fixes et aptères.

Du pont, je me penche mais je les perçois à peine,
Mon véloce navire fend les flots de deux lignes grasses
Une chance de les apercevoir à tant de brasses.
Moi souffrant de voir ternir d’ennui ma semaine.

Enfin des pauvres, ha enfin des pauvres,
Comme il est bon le défilé de ces piètres là !
Ils sont si adorables de vouloir leur gala
Capitaine ! Prévenez donc nos illustres hôtes

Voilà un jeu dont je ne vous priverais guère !
Venez donc mes amis sortez de vos coulisses,
Approchez commandant qu’enfin ils applaudissent !
Exigez qu’ils se courbent bas qu’on scrute leurs derrières !

Une Dame âgée s’étonne de voir un peuple si veule,
Mais la tâche fut si rude pour les rendre comme cela
Rien de comparable entre nous et cet alfa
Une pâte dont notre génie à su placer en meule.

Et il leur faudrait des droits plus justes vous dites ?!
Certes je suis bien d’accord du moment qu’ils nous servent.
Ils ne savent qu’obéir et remplir nos réserves.
Ces gens n’ont pas la taille pour la chose politique.

Donnez du rêve à boire au pis de nos visions
Ils iront bien voter demain en rangs d’oignons
De part notre pouvoir faites leur peur juste ce qu’il faut
Et les prisons suffiront plus que l’échafaud.

Examinez mes amis ce peuple qu’on nous sert
Il est lâche, bête mais fort à la tâche.
Manipulez-le avec délicatesse
Il vous le rendra au centuple, comme le chien à son maître.

Fameux Blouson Vert

Chanté le : 6 décembre 2010
Auteur de la chanson originale: Leonard Cohen
Titre original: Famous Blue Raincoat
Goguettier: François
Texte de la goguette:

(Lettre à Yann Arthus Bertrand, par Nicolas Hulot)

C1 : Midi vient de sonner, fin décembre matinée,
j'peux t'écrire maintenant tu vois, pour savoir si ça roule pour toi ;
A Thaïti, il fait bon, et j'bois un malibu
y a des vahinés qui dansent dans les fleurs sous les cocotiers

Y paraît que tu te construis
ton petit stade au fin fond du Qatar
tu ne prends plus de photos maintenant,
j'espère que tu siffles du bon pinard ;

R : Et Jet a sur son hélice une puce
Il dit que tu lui as greffé
Pour un jour le r'trouver
Ton écolo-hélico

C2 : La dernière fois que l'on t'a vu, tu vendais des fonds d'écran
pour les fonds du grenelle qui sauvent les fonds des océans,
Puis tu es allé dans le désert pour planter un OGM
et tu n'es pas rentré, à cause des volcans Islandais

Alors tu as posé au Qatar
la première pierre
du stade, des milliards
pour une nouvelle ère

R : Je te vois bien Yann au milieu du néant
Habillé tout en vert
Avec des chaussures de foot
Et un ballon de foot

C3 : Que puis-je te dire, mon pote, mon copain,
Si tu as piqué mon idée...
Il manque un joueur au casino, mais
je suis content que Zidane t'aie rejoint ;

Et si tu passes par Thaïti
pour ton hélico, ou pour moi,
sache que roupille ton ami
et que son champagne est pour toi

R : Et merci, d'avoir réalisé Home pour les hommes
J'croyais qu'ils étaient morts
Et n'achetaient plus d'ushuaïa

Et Jet a sur son hélice une puce
Il dit que tu lui as greffé
le jour où tu as tourné Home...

Bien à toi, N. Hulot

Au PS

Chanté le : 6 décembre 2010
Auteur de la chanson originale: Léo Ferré
Titre original: Sur la Scène
Goguettier: Aurélien
Texte de la goguette:

Au PS y'en a qu'deux qui s'voient pas président
Au PS même les filles elles y pensent en s'rasant
Au PS on n'a pas l'cul entre quarante chaises
Chacun son tabouret pour réfléchir à l'aise
Au PS si tu veux prendre un peu de hauteur
Tu ponds un livre ou tu fermes ta gueule rien qu'une heure
Au PS si on s'met à réfléchir un peu
C'est pour se d'mander comment qu'on vot'ra pour eux

Au PS y'a la gauche de la gauche de Bayrou
Au PS y'a la droite de la droite de beaucoup
Au PS y'a l'milieu du centre de nulle part
Au PS y'a eu Allègre y'a même eu Nanard
Au PS y'en a des qui se croient socialistes
Au PS y'a ceux qui s'barrent pis les arrivistes
Au PS il y a tout et souvent son contraire
Au PS même les Bogdanov pigent pas l'mystère

Au PS aux primaires on découvre qu'un mec
Fait taire une journaliste rien qu'en couchant avec
Au PS y'en a un qui s'vend au kilogramme
Puisque changer d'régime c'est déjà un programme
Au PS y'en a une qui se prend pour la reine
Et qui à chaque défaite croit y voir une aubaine
Pendant c'temps y'a Godot qui s'fait attendre un peu
Au PS y'a l'PS... c'est leur théâtre à eux!