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mardi 2 décembre 2014

Chanté le : 30 novembre 2014 (reprise du 6 décembre 2004)
Auteur de la chanson originale :Boris Vian
Titre original: Le Déserteur
Goguettier: Alain Faure
Texte de la goguette:

Le Réfractaire          6 déc. 2004         
                               (sur Le Déserteur de Boris Vian)           Carte blanche 10 ans       30 nov. 2014
             
Fluctuat nec mergitur                    Citius altius fortius

Monsieur Delanoë
Le showbiz olympique
C'est la charte utopique
D'une Arche de Noé
Déluge planétaire
Grand-messe cathodique
C'est une guerre médique
Aux enfants de la Terre
Monsieur le grand prévôt
Je ne veux pas la faire
Les Jeux sont une affaire
De laveurs de cerveaux
C'est le funeste opium
De mythiques hercules
La course aux molécules
Pour rafler les podiums
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Qu'importe le flacon
Pourvu qu'on ait l'ivresse
Loin des Muses de Grèce
Reines de l'Hélicon
 
Paname et cirque sans cesse
Au pied du mont Parnasse
C'est l'antique pancrace
Aux arènes de Lutèce
C'est un grand bain de sang
Bouillant d’hématocrite
Votre Olympe hypocrite
Cimetière des Innocents
 
Monsieur le grand édile
En allumant la flamme
Vous noircirez votre âme
Dans la daube et le deal
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Coke gauloise coco vin
Faut d' tout pour s' faire élire
Par une plèbe en délire
Aux vieux démons chauvins
 
Sur l'air de ces lampions
Tous les tyrans du monde
Flattent la bête immonde
Pour avoir leurs champions
 
Paris Plage et Nuit Blanche
Gay-pride et bacchanales
Les dieux du stade anal
Se torchent à la blanche
 
Mon saigneur des anneaux
Elle flotte votre devise
L'Homme n'est qu'une marchandise
Si l'on vous prend au mot
 
Goguette des Z'Énervés au Limonaire – Alain FAURE

 

lundi 1 décembre 2014

Chanté le : 21 février 2005 par Alain Faure (reprise à la Carte Blanche du 30 novembre 2014)
Auteur de la chanson originale: Georges Brassens
Titre original: Les Copains d'abord
Goguettier: Alain Faure
Texte de la goguette:

La Vie dégueu                          21/02/05
            (sur Les Copains d'abord de G. Brassens)

Cité des Sciences ça sent l’ mollard
A la Villette on tranche le lard
Où y a d’ l’hygiène y a pas d’ plaisir
Y a que du traczir
On va se la péter cradingue
La vie ça pue la carne schlingue
Vive enfin les gros dégueulasses
L’ego des gueules lasses

On étale à l’expo crado
De la merde pour les ados
Ils sont tous au fion comm’ des porcs
Au fion comm’ des porcs
Ils rotent ils chient ils mouchent ils crachent
Ils kiffent à donf les salles de trash
A la Villette les cradologues
La jouent pédagogues

Si tu repousses du goulot
Que tu as paumé le goût d’ l'eau
Vise au moins ce qu'elle a ta gueule
Lorsque tu dégueules
Le tréponème des ratiches
Niqu’ les chicots des sans artiche
Alors peau de balle pour la bringue
Quand on est cradingue

Les bactéries et les mycoses
Cett’ flore amie qui sent la rose
Exaltent ta nature intime
On te sous-estime
Dans les tatanes tes nougats coincent
Ça fume comm’ le shit aux cagoinces
Mais dans ta cagna t’es peinard
Tu prends ton panard

Les poils du derche c’est l’Amazone
Le parapet d’ la couche d’ozone
Si t’es dans l’ vent mets donc les gaz
Sur un air de jazz
Il suffit lorsque tu flatules
Qu’avec le sifflard tu modules
Pour être saxo pétomane
Comm’ Ornette Coleman

Carbone et méthane aux sphincters
Tes effets de serre réchauffent la Terre
Une allouf ce n’est pas casher
C’est l’ cul en torchère
Pour les odeurs vas-y sans gêne
Avec le sulfure d’hydrogène
A fond de train par le tunnel
Y a plus de Chanel

Un kil par jour en filtrant l’air
T’avales ta morve t’écluses tes glaires
L’art du mollard ça fait vicelard
Mais quel gros mot l’art
Tout est si bon dans le cochon
Du museau jusqu’au tire-bouchon
Le goût d’ la vie c’est les humeurs
Sans odeur l’homme meurt

Donnedieu de Vabres c’est une fiotte
Sa culture a un goût de chiottes
Sa connerie ça fout les chocottes
C’est lui qui cocotte
Tous ces pantins formés au moule
Coupeurs de queues laveurs de moules
Ça tue l’amour ça fout les boules
Ils sont tous mabouls

 Goguette des Z'Énervés au Limonaire – Alain FAURE

mardi 25 novembre 2014

Gare aux mille vaches ! (Goguette dédiée à Jean Monnier)

Chanté le : 10 novembre 2014
Auteur de la chanson originale: Brassens
Titre original: Gare aux gorilles
Goguettier: Clémence
Texte de la goguette:

C’est dans de magnifiques pâtures
Que les vaches de mon enfance
Broutaient tranquilles leur nourriture
Et ça sentait si bon la France
Avec impudeur ces bovins
Déféquaient toute la journée
Mais par malheur c’était en vain
Car rien n’était récupéré
Gare aux mille vaches !

Le cheptel, ce n’est pas énorme
Ne dépassait pas 50 têtes
Ce qui, si on le compte en cornes
Fait cent et des poussières peut-être
Ce troupeau formait réellement
Pour ainsi dire une famille
Eh oui car tous ces ruminants
Mon père les appelait les filles
Gare aux mille vaches !

Tous les jours à l’heure de la traite
L’ensemble des vaches défilait
Passant par des mains très expertes
Afin de s’faire extraire le lait
Lorsqu’un heureux évènement
Venait apporter de la joie
Mon père assistait la maman
En criant hip hip hip hourrah !
Gare aux mille vaches !

Sitôt le vêlage terminé
Et remis de ses émotions
Mon père baptisait l’nouveau né
En lui choisissant un prénom
Blanchette, Nanette, Marguerite,
Ou même Carla et Cécilia
C’était parfois très insolite,
Les plus vaches sont pas cell’ qu’on croit !
Gare aux mille vaches !

De la maison, même la nuit
Attentif à chaque meuglement
Il pouvait deviner au bruit
De chaque vache le tourment
Si par malheur l’une d’entre elle
Tombait malade, avait une mammite
Il lui auscultait la mamelle
Et aussitôt rendait son verdict
Gare aux mille vaches !

Déjà des centaines de lapins
Bientôt 250 000 poules
Quand on pense à ces vies de chiens
C’est sûr ça fout vraiment les boules
Y n’reste plus qu’à espérer
Qu’les estomacs se mettent en grève
Sinon on va pas y couper
Le monde va devenir chèvre
Gare aux mille vache !


mardi 4 novembre 2014


Au barrage de Sivens

Chanté le : 03 novembre 2014
Auteur de la chanson originale: Allain Leprest
Titre original: La kermesse
Goguettier: Patrice
Texte de la goguette:

Des grenad' qui explosent en fumigèn' qui piquent
Des barr' de fer qui vol' au d'ssus d'la têt ' des flics
Trois ball' en caoutchouc, un' mêlée en armure
Et des œufs de pigeons gros...comme des œufs durs !
Et claqu' sur les boucliers les cocktails Molotov
Un extincteur de poch' pour éteindr' le sous-off'
Des visièr', des viseurs, des clébards, des clés d'bras
Des renforts en kevlar sur les protèg'-tibias...
Bah Rémi, bah tu dors ?
Faut rester solidaire :
Si on r'lâch' nos efforts
Vont finir par le faire
Leur barrag' de Sivens
Vite ! y vont t'mett' les pinces !
Va falloir qu'tu t'secoue
...On r'viendra d'main leur j'ter des clous...
Eh les gars ! y'a Rémi
Qui pens' qu'à fermer l’œil !
Rémi qui fait sa nuit
Allongé dans les feuilles..

Des jets d'pierr', des boulons, et des boul' de pétanque
Des répliqu' en rafal', et des tirs à la manque
Des replis en quinconce..arme à l'épaule, hardis !
Les CRS sans cœur font...d'la tachycardie !
Des antis, des anars leur tiennent la dragée haute
Cent casques lourds pour trois blessés légers : on s'tient les côtes !
« Chargez ! » des coups d'matraqu', des cris, des os qui craquent
Des flashs, des acouphènes, et des vertèbr' en vrac
Bah Rémi, bah tu dors ?
A l'Hôtel de la Loi
Mais d'la Loi du plus fort
Où c'qu'on réserve pas
Ailleurs comme à Sivens
Dis, y'a quèqu' chos' qui coince
T'es comm' tombé en rade
Y'a plus d'pièc' dans ton automate
Eh les gars, y'a Rémi,
Couché comme un chevreuil
Rémi qui s'mouch' la vie
Dans un trèfle à trois feuilles

Des cierg' et des bougies, des « Rémi », des « J'ai honte »
Des vitrin' qui descendent et des tensions qui r'montent !
Des huil' qui mett' le feu, des forums au Napalm
Un barrag' qui prend l'eau, et des appels au calme
Le silenc' du Pouvoir, et l'pouvoir de la com'
Des gendarmes couverts au pays des Droits d'l'Homme...
Quand l'temps aura passé tout c'bazar au tamis
A la sortie du cirque : une famill' sans Rémi...
Bah Rémi, bah tu dors ?
Pour mill' milliards d'années...
Mais des fleurs vont éclore
A l'endroit destiné
Au barrag' de Sivens...

Au barrag' de Sivens...

lundi 27 octobre 2014

Au PS

Chanté le : 27 octobre 2014
Auteur de la chanson originale: Léo Ferré
Titre original: "Sur la scène"
Goguettier: Aurélien
Texte de la goguette:


Au PS y'en a un qu'est dev'nu président
Au PS même les filles elles y pensent en s'rasant
Au PS ils ont pas l'cul entre quarante chaises
Chacun son tabouret pour réfléchir à l'aise
Au PS quand ils veulent prendre un peu de hauteur
Ils pondent un livre ou ils ferment leur gueule rien qu'une heure
Au PS quand ils s'mettent à réfléchir un peu
C'est pour se d'mander comment qu'on vot'ra pour eux

Au PS y'a la droite de la gauche de Bayrou
Au PS y'a la droite de la droite de beaucoup
Au PS y'a l'milieu du centre de nulle part
Au PS y'a eu Allègre y'a presque eu Nanard
Au PS y'en a même qui croient qu' c'est pas perdu
Au PS y'a ceux qui s'barrent pis y'a les cocus
Au PS il y a tout et surtout son contraire
Au PS même les Bogdanov pigent pas l'mystère

Au PS y'a Hollande vendu au kilogramme
Puisque changer d'régime c'était tout un programme
Au PS y'a Royal qui se prend pour la reine
Et qui à chaque défaite croit y voir une aubaine
Au PS y'a Aubry qui radote un chouïa
Et qui propose de faire tout c' que l'autre ne f'ra pas
Au PS il y a Valls qui sait jouer les entristes
'Sont à peine 6% et pourtant ils existent !

Au PS quand tu veux t' battre contre la finance
Tu t'en vas chez Rotschild pour prendre des cours de danse
Au PS y'a l' MEDEF qui donne un p'tit coup d' main
Au PS c'est donc ça l' nouveau programme commun
Au PS il faut voir comme on l'aime l'entreprise
Un patron à peine mort, on met d' l'or à sa ch'mise
Au PS faudrait voir militant, qu'est-ce t'en dis
A r'mett' ta rose au poing et tes points sur tes i

Y'a qu'à droite qu'on s' déchire quand on n'a pas l' pouvoir
Au PS ils vont crever de trop en avoir
Au PS z'ont même eu le Sénat, ces débiles
On s' demande bien à quoi le vote leur est utile
Au PS y'a encore de l'espoir, non j' rigole
Au PS tous les jours on dirait qu' c'est Guignol
Qu'attend d' prendre sa raclée, alors comprenne qui peut
Au PS y'a l'PS... c'est leur théâtre à eux!

La gastro-entérite

Chanté le : 27 octobre 2014
Auteur de la chanson originale: Barbara
Titre original: "Le mal de vivre"
Goguettier: Aurélien
Texte de la goguette:


Ça ne prévient pas quand ça démarre
Ça vient de loin
Ça s'est prom'né de gare en gare
De main en main
Et puis un matin, au réveil
C'est presque rien
Mais c'est la gerbe jusqu'aux oreilles
Tu t' sens pas bien

La gastro-entérite, la gastro-entérite
Qu'il faut bien vite, oh vite, vite

Tu peux aller dans les toilettes
Ou bien plus près si t'as pas l' temps
Quand t' as assez vu la cuvette
Tu prends un seau, c'est amusant
Tu voudrais bien sûr l'accueillir
Comme un vieil ami, ça f'sait longtemps
Et puis te r'montent des vieux souv'nirs – en fait
Pas très marrants

D' la gastro-entérite, d' la gastro-entérite
Qu'il faut bien vite, oh vite, vite

Bien sûr t'as soif et pis t'as faim
C'est la nature, vas y, sers toi
Un p'tit peu d'eau, un p'tit bout d' pain
Une heure après... ben les r'voilà
A chaqu' fois bien sûr ça t'épuise
Faut s'habituer, faut être patient
Et puis passé l'effet d' surprise
Ça d'vient très chiant

Et gentiment tu fais ton deuil
Tu mets au congel' le poulet
Avec tristesse tu jettes un œil
Au crément qu' t'avais mis au frais
Et puis tu rappelles tes amis
Tu dis : “Ben, en fait, désolé, non
J'suis occupé c' week-end – je vomis“
T'as l'air d'un con

La gastro-entérite, la gastro-entérite
Qu'il faut bien vite, oh vite, vite

Et sans prévenir,  tu souris
Un beau matin
Tu as retrouvé l'appétit
Tu te sens bien
Et pendant qu' tu calmes ta fringale
C'est presque rien
Mais ça t' piquote un peu les amygdales
Tiens, qu'est-ce que ça peut bien... ?

La rhino-pharyngite, la rhino-pharyngite

Faust

Chanté le : 27/10/2014
Auteur de la chanson originale: Kate Bush
Titre original: "Lily" puis "The Red Shoes"
Goguettier: Nicolas
Texte de la goguette:

[Lily]

[Parler avec une voix de vieux !!!]
Alors je luis dit
"Voilà …
Une idée me trotte dans la tête
comme un ver qui creuse des trous dans mon cœur."
Y'm réponds "Tu sais,
je ne suis qu'un banquier .
Tout ce que je peux te préter
est un peu de potentiel.

*Com … prends …*
que tu devras solder
*ce … que … *
tu vas me demander.
Je suis un commerçant honnête
intransigeant sur les termes.
*Mainte … nant …*
ennonces ce qe tu veux."

J'lui dit "Banquier
J'arrive au bout de ma vie
mais je n'ai pu satisfaire toutes mes envies."

Il me dit "Très bien.
Pour ça faut du temps
et comme tu en manques,
on va allonger ton espérance vie.

*Signes … là …*
C'est un contrat standard.
*Une autre i … ci …*
Prends cette carte bleue d'abondance.
Je vais passer un coup de fil
aux trois sœurs Moires & Parques
*Prépares … toi …*
Le meilleur commence maintenant !
[Main crispée sur le cœur]
*toudi*
*dumdidum*
*dumdidum*
*dumdidum*
*dumdum*
*dumduuuu-um*

*rrrrrroooaaargh*
[Commencer la phrase vieux et la finir jeune]
Je me sent revivre !


[The Red Shoes]


Oh mes articulations sont jeunes !
Des cheveux ! Noirs épais et broussailleux !
Une peau lisse comme un raisin …
Et l'esprit !Aiguisé comme une épée !

Je me lève … et je danse …
Tout ça n'a rien d'un rêve : mon corps vibre d'énergie.
Dans le miroir … y'a des yeux …
Sous ces yeux … des dents blanches …
Et ce visage … est le mien !

Oh je sort en courant et j'embrasse
La première belle que je croise
Oh la nuit et la sueur
On achevé … les draps de son liiit …
Et j'entends encore ses soupiiiirs …
Et j'entends encore ses soupiiiirs …

Oh je fait un salut joyeux
en croisant ce bon banquier.
Il me retourne ce sourire espiègle.
Il a des yeux rouges ? … Qu'importe … Qu'importe …

Sur son front … y'a des cornes …
Dans sa main … une fourche …
Et sa banque … est en feu !

Oh je préfère détourner les yeux
et peindre de nouvelles idé-ééées.
Oh je part exposer
Et je deviens connu-uuuu.

Et l'argent coule ! Il coule à flots !
C'est-une-vrai-fon-taine-de-bi-llets !
Mon nom dans les journaux ! Et la célébrité !
Qui-me-pro-pulse-mé-cène-des-grandes-cha-ri-tés !

On me sollicite en politique,
Mes placards se remplissent de squelettes,
Des envieux me lancent des lettres assassines,
Ca va trop vite … Je sent venir l'infarct.

Oréolé … mon banquier
Avec une paire d'ailes au dos
s'envole dans le ciel.
C'est mon âme qu'il emporte,
pour prendre sa retraite.

Je dois trouver ! Trouver un pigeon !
Et lui échanger ma vie tant que c'est possible.
Je sent brûler ! Un feu d'enfer !
Je dois maquiller ces cornes qui me poussent …
Appelez un docteur ! Et un pompier !
Parce que ce feu est contagieux !

Bon dieu faites qu'il ne soit pas trop tard …
Je tremble de peur qu'il soit trop tard ...